Bastide Royale de l’ancienne province du Rouergue

Verfeil-sur-Seye blasonDès 1219 la Paroisse de Verfeil comprise dans le bailliage de Najac, était une agglomération ou hameau dont il faut retenir le premier nom, VIRIDIFOLIO c’est à dire Verte Feuille. D’où l’origine de son blason 10 trèfles verts sur fond blanc.

La fondation de la Bastide de Verfeil a été effectuée par les bâtisseurs du XIIIe siècle. Alphonse de Poitiers, fils de Louis VIII et frère de Saint Louis époux de Jeanne la fille unique du Comte de Toulouse Raymond VII, devint lui-même Comte de Toulouse en 1249.

La formation de nouvelles communes fut alors un des actes essentiels de sa politique. De 1250 (date de la fondation de la bastide de Verfeil) à 1271, 25 bastides implantées sur le territoire actuel de Midi-Pyrénées lui doivent le jour notamment Villefranche-de-Rouergue, Cordes…

Verfeil-sur-Seye plan de la bastideLa Bastide de Verfeil existe bien en 1269 car l’Abbé d’Aurillac (dont dépendait le doyenné de Varen ) se plaint que les hommes de la nouvelle Bastide “o Vert Fol ” pillent, coupent des arbres et font de nombreux méfaits.

En 1360 à la suite du Traité de Brétigny, le Rouergue est livré aux Anglais. Les consuls de Verfeil : Armand Sicard et Constant Amiel, prêtent serment d’obéissance au Roi d’Angleterre qui s’engage à respecter les coutumes et les liberté des villes soumises. Après avoir refoulé les Anglais, Verfeil revient au Royaume de France en juin 1369.

Pendant les guerres de religion, Verfeil qui est un centre protestant important avec Saint-Antonin subit de graves dommages bien souvent irréparables…

Le 3 juin 1573 le Sénéchal de Toulouse, François de la Valette Cornusson reçoit l’ordre d’assiéger Verfeil. Ses fortifications attaquées au canon, la ville capitule et est livrée au pillage n’offrant bientôt que des ruines fumantes.

Verfeil fut ainsi presque ruinée et ne revit plus la prospérité qu’elle avait eue précédemment. Car c’était comme le relate une enquête faite en 1552 par les ” scindict ” des Pays de Périgord et Agennoys à l’encontre du scindict du pays de Rouergue : ” Une belle ville assise en bon pays de terroir fructifiant, où il y a de riches et puissants gens car îlien marché toutes les semaines et deux belles foires l’année ou se fait grand trafisque ” (archives de l’Hôtel de Ville d’Agen).

Le 28 juillet 1808, par décret signé à Burgos (Espagne), Napoléon 1er prélevait ce secteur du Bas-Rouergue pour former le Tarn-et-Garonne